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Tarifs de garde d’enfants 2017 : "Il faut révolutionner l’aide à la Personne face à la hausse des tarifs"

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Pour la cinquième année consécutive, Yoopies publie son rapport annuel qui dévoile le tarif moyen de garde d’enfants par région en France : en 2017, le tarif net moyen s’élève à 8,99 €/heure (+2,63 % par rapport à 2016) soit près de 14,67€ charges incluses. Devant la hausse des tarifs pour la cinquième année consécutive, la plateforme de garde d’enfants souligne la nécessité de révolutionner le secteur pour éviter le travail au noir, l’adapter à la révolution numérique et faire baisser le coût du travail grâce au recours au travail indépendant.

Coût de la garde d’enfants à domicile : moins de disparités entre les régions mais une moyenne en hausse

Pour la rentrée 2017, l’étude Yoopies révèle que les tarifs de garde d’enfants s’équilibrent en France avec seulement 4% d’écart d’une région à l’autre contre 12% en 2016. Les Pays de la Loire, région dans laquelle les prix pratiqués sont les moins chers (8,87€), est aussi la région où les prix ont le plus augmenté (+7,33%) suivie des Hauts de France (8,90€, + 6,85%) et de la Bourgogne - Franche-Comté (8,93€, +5,16%). Le salaire net grimpe jusqu’à 14,24€ dans la ville frontalière genevoise de Douvaine (Haute-Savoie), 13,17 € à Val d’Isère (Savoie) et 12,57 € à Saint-Tropez (Var). A l’inverse, à Cholet (Maine-et-Loire), les parents payeront leur garde d’enfants « seulement » 7,81€ de l’heure.

Dans l’ensemble, le tarif horaire moyen de garde d’enfants augmente pourtant de 2,63% ce qui représente la cinquième hausse annuelle consécutive du secteur ! Plusieurs mécanismes d’aides existent pour réduire le coût du travail mais la lourdeur administrative de l’emploi entre particuliers empêche ces mesures d’être efficaces.

Réinventer le modèle des prestations entre particuliers via le numérique

L’emploi direct est très lourd : « Il est déjà compliqué pour une entreprise de respecter le droit du travail, alors imaginez pour un particulier… » explique Benjamin Suchar, le fondateur de la plateforme Yoopies.fr. « L’emploi entre particuliers est le grand absent du débat sur la loi travail : légalement, si une famille souhaite avoir recours à une baby-sitter pour une journée, elle est obligée de signer un CDI et devrait en respecter règles : visite médicale obligatoire, prévoir une période d’essai et la rompre à l’issue de la journée de garde, calculer les congés payés, etc. !» poursuit-il. Sur le plan financier, seules les familles les plus aisées peuvent avancer la trésorerie nécessaire pour le coût des services à la personne avant le versement des aides qui peut intervenir plus d’un an après la prestation. Quant au recours à des agences, ces dernières pratiquent un tarif inabordable pour les ménages (24€ de l’heure en moyenne pour de la garde d’enfants) et rémunèrent bien souvent les intervenants seulement au SMIC.

La solution pourrait passer par le statut d’indépendant mais ce dernier est très difficile à mettre en œuvre, car le risque de requalification en contrat de travail trop important et le cahier des charges fixé par l’administration est trop lourd. Prenons l’exemple de la garde d’enfants entre 0 et 3 ans : l’indépendant doit disposer d’un accueil téléphonique, de locaux ouverts cinq jours par semaine et certifier qu’il n’exerce pas d’autres activités complémentaires en dehors de l’aide à la personne.

Le numérique peut pourtant rebattre les cartes en s’appuyant sur le développement du statut d’indépendant. Les plateformes comme Yoopies.fr permettent de supprimer les intermédiaires tout en assurant le lien avec les particuliers. « Contrairement à Airbnb ou Uber, dont les modèles bouleversent des acteurs traditionnels (l’industrie hôtelière ou les taxis), le vrai rival d’une plateforme web de services à la personne est le travail au noir » ajoute ainsi Benjamin Suchar.

Pour cela, il faut que la loi écrite avant l’avènement du numérique évolue. Actuellement, les plateformes ne sont pas reconnues comme organisme Services à la Personne et ne peuvent donc pas faire bénéficier à leur utilisateur du crédit d’impôt de 50% lié au secteur. Il faut réformer le statut des indépendants en allégeant leurs obligations, mais aussi en leur permettant de cotiser pour le chômage - ce qu’Emmanuel Macron a annoncé dans son programme. Par ailleurs, les plateformes pourraient collecter de manière automatisée les charges de leurs intervenants et les verser à l’administration. Enfin, la proposition de plusieurs dirigeants patronaux d’avancer le fameux crédit d’impôt accordé aux emplois à domicile par les banques va dans le bon sens.

Cette adaptation à l’économie collaborative contribuera à pérenniser les activités relevant des services à la personne et à développer leur recours dans un cadre légal. Avantage supplémentaire et non négligeable, une telle harmonisation avec la nouvelle donne rapportera une manne financière à l’Etat. Celui-ci récupérera les charges d’une activité qui, jusqu’à présent, se pratiquait au sein de marchés parallèles. L’aide à la personne deviendrait un secteur d’avenir du travail peu qualifié, échappant à la robotisation.

Pour consulter le rapport annuel Yoopies, cliquez ici : http://bit.ly/Yoopies-17

Contact Presse : Benjamin Suchar – ben@yoopies.com - 07.77.20.28.74